Ouvrez grand les yeux : les 24 heures de l’Eldorado commencent…
Bienvenue pour 24 heures d’immersion au cœur du cinéma !
Cet évènement sera consacré aux ouvertures de films…les premières images d’un film ne servent pas seulement à introduire un récit : elles en contiennent déjà les promesses.
Présentation :
Il a existé une époque à laquelle il n’était pas exceptionnel qu’une salle de cinéma propose à son public un week-end d’analyse de film. C’est de moins en moins le cas. Cela ne l’est même peut-être plus du tout. Sauf à l’Eldo, pendant 24 heures, au cœur de l’été, pile au moment du passage de relais entre juillet et août.
Trois films ont été retenus. On les a voulus à la fois très remarquables et très différents : La Dolce Vita (1960) de Federico Fellini, Carrie (1974) de Brian De Palma, Tous les autres s’appellent Ali (1974) de Rainer Werner Fassbinder. Tous les trois seront montrés au cours de ce « 24 Heures ». On prendra aussi le temps s’attarder sur leurs scènes d’ouverture. Tel est en effet le principe des cours que je donne dans plusieurs grandes écoles (Polytechnique, ESSEC, HEC). Très simple, celui-ci repose sur l’idée que les premières scènes ont une place à part et qu’il est aisé de les envisager, non seulement comme l’annonce de ce qui va suivre, comme des entités propres, des totalités minitatures, des petits films autonomes.
L’analyse n’a à la limite pas d’autre règle que celle-là : elle considère chaque scène comme un tout. On pourrait ajouter : son objet est toute une scène, mais rien qu’elle. Tout ce qui y figure peut donc être tenu pour signicatif, comme participant à ce travail des formes qui rend possible celui du sens. À l’inverse, rien de ce qui y est extérieur ne la concerne.
Cette règle ne sera en l’occurrence qu’à moitié respectée, dans la mesure où spectatrices et spectateurs de l’Eldo ne verront pas que des débuts de La Dolce Vita, de Carrie et d’Ali : ils verront les films en entier. Mais d’une part il pourra arriver qu’on regarde et analyse une d’ouverture avant de voir le film lui-même. Et d’autre part d’autres ouvertures que celles de notre trio seront également montrées et commentées ensemble.
Le choix du titre de ce « 24 Heures » revient à Matthias Chouquer : « Départs de films ». Entre autres mérites, la trouvaille a celui d’indiquer qu’il peut et qu’il doit y avoir quelque chose qui brûle, dans l’effort analytique. Cela peut s’enseigner, bien sûr, mais l’expérience est en vérité assez peu scolaire. Son seul but, en effet, est d’aiguiser la sensibilité. On n’analyse jamais un film ou une scène. Ce qu’on analyse, ce sont les effets qu’il a ou elle a sur nous. Il s’agit, profondément, d’un travail sur soi.
Emmanuel Burdeau
Notre invité :
Marcello Rubini, a quitté sa province italienne pour Rome dans le but de devenir écrivain. Mais celui-ci est devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il fait donc la tournée des lieux dans lesquels il est susceptible de décrocher quelques scoops afin d’alimenter sa chronique.
Dans un café fréquenté par des travailleurs immigrés, Emmi, veuve d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Ali, un Marocain plus jeune qu’elle. Ali s’installe chez elle dès le lendemain, puis ils se marient. Les enfants d’Emmi, ses voisins, ses collègues, tous sont scandalisés par cette union. Le couple est mis à l’écart, mais va vite se révéler indispensable à la communauté…
Pause-repas après la projection.
Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n’est pas rose pour Carrie. D’autant plus qu’elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu’à ce qu’elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.
Pause-glace après la projection.
16h30 – 20h : Analyse de plusieurs extraits de films en compagnie du critique de cinéma Emmanuel Burdeau.
Nous vous attendons pour cette séance spéciale où nous analyserons différentes ouvertures de films et en débattrons tous ensemble.