Le réalisateur italien fait, ici, le portrait de Mariano de Santis (Toni Servillo), un ancien juge devenu président de la République qui, arrivé à la fin de son mandat, comprend que toute sa vie a été empreinte d’une gravité dont il n’a jamais su se départir. Hantée par la mort de son épouse et une aventure qu’elle aurait eue avec un autre homme quarante ans plus tôt, toute son existence semble à l’arrêt, prisonnière d’une répétition de petits rituels sans horizon, les affaires courantes laissées aux mains de sa fille Dorotea (Anna Ferzetti). Trois décisions à prendre mettant en jeu son empathie vont marquer ses derniers mois à la tête du pays : signer ou pas un projet de loi sur l’euthanasie, et accorder ou non deux demandes de grâces d’une femme et d’un homme qui ont tué leur conjoint pour des raisons en apparence opposées.